Live Blogging : ACEI 2010 (5)
Les lieux et les gens.
J'ai voulu séparer un peu les éléments scientifiques des éléments personnels. Cette ACEI était ma première conférence internationale à l'étranger, et une expérience très agréable. Si l'organisation laissait parfois à désirer sur le plan des sessions parallèles (désignations des discutants un peu cahotique, car déléguée assez tard aux Chairs de chaque session), l'organisation matérielle était elle excellente, servie par le remarquable outil de travail qu'est la Copenhagen Business School. Un des slogans de cette université, « Where University Means Business » n'a toutefois pas plu à tout le monde. Pour ma part, cela ne me semble pas déplacé dans une école de commerce, mais je ne sais rien du contexte universitaire danois.
Le fait d'avoir un bâtiment unique permettait que toutes les sessions se déroulent dans des salles voisines, et que les pauses café ou déjeuner (déjeuners compris dans la conférence, et très bons) puissent être courtes sans que pour autant on ait l'impression de courir. Les à-côtés (réception le premier soir, concert le second, je ne suis pas allé au dîner de gala, un peu trop cher) étaient également vraiment très bien.
En arrivant à la conférence, je ne connaissait que deux personnes (je préfère ne pas citer de noms, ce n'est pas le propos, et les intéressés se reconnaîtront). Je n'étais manifestement pas le seul : devant la porte de la mairie, pour la réception inaugurale, le parvis était semé de chercheurs tentant d'engager la conversation. Vu de l'intérieur, la situation était un peu embarrassante[1], mais j'imagine qu'elle aurait eu un bon potentiel amusant avec un peu plus de recul. Le fait que la conférences comptait de nombreux Japonais a probablement renforcé l'impression, le fait de se présenter de but en blanc étant encore moins dans les mœurs japonais.
Heureusement pour moi, une des deux personnes que je connaissais m'a rapidement présenté à plusieurs autres jeunes chercheurs français[2] présents à la conférence, avec qui j'ai très agréablement passé les trois soirs que la conférence laissait libre, ainsi que la plupart des intervalles entre les sessions. Je ne pense pas qu'ils lisent ce blog, mais je les remercie du temps passé avec eux (et je leur dois des bières, aussi). En dehors du plaisir d'être avec des gens sympathiques, ils m'ont bien renseigné sur l'état du marché, la perception de l'économie de la culture dans le milieu académique en général (PSE et Sciences-Po n'étant pas ce qu'il y a de plus représentatif en la matière) et tout un tas de conseils utiles.
Une particularité de cette conférence était la présence, à chaque pause, d'un stand organisé par l'Université Doshisha, de Kyoto, destinée à convaincre les participants de venir à la prochaine conférence, qui s'y tiendra en 2012. Inutile de dire que je compte bien soumettre un papier pour cette conférence-là.
Notes
[1] Et non, l'invitation de la mairie stipulait « Dress code: Informal », ce qui rendait cette solution impraticable. Votre geek factor augmente de dix points si vous aviez deviné vers quoi pointe le précédent lien.
[2] Oui, je sais, c'est un travers français que de constituer comme ça des groupes de Français lorsqu'on pourrait se faire des connaissances du monde entier.
Publié le lundi, juillet 5 2010, par Mathieu P. dans la catégorie : Économie de la culture - Lien permanent

