Comme je suis énervé et pressé, je remets à plus tard un billet sur l'économie des journaux. Je voudrais juste signaler que la presse quotidienne française me semble être sur une pente telle qu'elle ne mérite probablement pas qu'on lève le petit doigt pour essayer de la sauver. J'en veux pour preuve les multiples erreurs grossières relevées régulièrement par David Monniaux dans sa catégorie (Mal)journalisme. Manifestement, le fonctionnement actuel des journaux est tel que les journalistes ne prennent pas le temps de vérifier leurs sources dès qu'il s'agit de sciences, de technologie ou, ajouterai-je, d'économie. Est-ce un manque de temps dans des rédactions travaillant en flux tendu ou l'illusion de comprendre que donne une formation assez superficielle dans ces domaines, je n'en sais rien. Toujours est-il que le résultat est là : des articles qui ne parviennent même pas au niveau (très relatif) de fiabilité de Wikipédia.

Là où, à mon sens, on franchit encore un niveau, c'est quand pour combler le vide, on met en ligne (et en page d'accueil d'un site) ce genre de tissu d'âneries, qu'on ne saurait même qualifier de discours cohérent. À la limite, s'il s'agissait d'une sélection aléatoire, passe encore. Mais non, le cadre de la page d'accueil arbore fièrement « Les chroniques d'abonnés sélectionnées par la rédaction ». En voyant cela, je me dis de deux choses l'une. Soit la sélection en question est en fait effectivement aléatoire, la « rédaction » ne lisant que le titre des billets, soit il y a vraiment du souci à se faire concernant la plus élémentaire compétence de ses membres.